Les chiffres ne mentent pas : près de 65 % des nouveaux sportifs abandonnent leur programme dans les six premiers mois, faute d’avoir trouvé la routine qui colle à leur rythme. Derrière les apparences, le choix entre training et running modèle bien plus que la simple silhouette. Et pourtant, dans les clubs comme sur les forums, le débat reste vif : faut-il privilégier la sortie libre ou l’entraînement calibré ? Chacun campe sur ses positions, guidé par ses propres certitudes, alors que la science commence tout juste à dévoiler ses nuances.
Dans certaines disciplines sportives, la combinaison du running et du training reste peu exploitée, même si de récentes recherches montrent que l’alternance entre ces deux méthodes accélère la progression, quel que soit le niveau de départ. Les méthodes diffèrent énormément selon les courants de pensée, les exigences de la préparation physique et les objectifs de chaque sportif.
Running et training : deux approches complémentaires de la course à pied
En France, difficile d’ignorer la frontière qui sépare les passionnés de course à pied. Deux camps s’observent : les coureurs pour qui le running rime avec endurance, plaisir du rythme et échappée en solitaire, et les adeptes du training, qui misent sur les circuits variés, la musculation fonctionnelle et les séances explosives. Le point commun ? Chacun espère progresser en sport, mais la route qu’ils empruntent diffère sensiblement.
La distinction est palpable dès que l’on s’attarde sur les effets de ces pratiques sur le corps. En running, l’effort cardiovasculaire prime : 600 à 800 kcal envolées chaque heure, un shot d’endorphines en prime, et la nécessité d’un amorti solide sous les pieds pour absorber les chocs. À l’inverse, le training cible la stabilité, la force, la coordination : chaussures stables, semelles plates, agilité multidirectionnelle. Impossible de s’y tromper : choisir la mauvaise paire, c’est s’exposer à l’accident.
Voici, pour mieux cerner ce que chaque discipline apporte, les vertus principales de chacune :
- Running : mise sur l’endurance, affine la silhouette, améliore la capacité pulmonaire.
- Training : développe la masse musculaire, protège les articulations, réduit le risque de blessures de tous les jours.
En combinant running et training, on vise une progression plus complète : meilleure résistance, plus de robustesse, moins de blessures. Les études sont formelles : l’alternance façonne des sportifs polyvalents, aptes à encaisser la charge et à durer. Le choix de la chaussure devient un détail décisif : Asics Gel-Cumulus ou Nike Air Zoom Pegasus pour avaler les kilomètres, Reebok Nano ou Nike Metcon pour pousser à la salle. Ne pas y prêter attention ? L’erreur qui coûte cher.
En quoi les objectifs et les bénéfices diffèrent-ils entre running et training ?
Le running a ses priorités : booster l’endurance cardiovasculaire, augmenter la capacité pulmonaire, dépenser un maximum de calories sur la durée. L’idée, c’est d’aller plus loin, plus vite, de dominer l’effort continu. La question du poids apparaît vite : la dépense énergétique, de 600 à 800 kcal/heure, attire ceux qui veulent affiner leur silhouette. Mais au-delà de l’apparence, les bénéfices sont multiples : mieux dormir, profiter d’un influx d’endorphines, ressentir la liberté. Attention toutefois au choix des chaussures : un amorti inadapté, et les articulations trinquent, surtout sur bitume ou pour les personnes en surcharge pondérale.
Côté training, la logique change. Ici, place au renforcement musculaire, à la prévention des blessures, à la sauvegarde des articulations. Un entraînement de ce type brûle entre 400 et 600 kcal sur le moment, mais l’effet brûleur de calories se prolonge bien après la séance grâce à l’afterburn effect. Le travail fonctionnel limite l’usure des articulations et lutte contre la sarcopénie, la perte de muscle qui guette dès la trentaine si l’on ne fait rien.
Pour clarifier ce qui distingue vraiment ces deux univers, voici un récapitulatif :
- Running : mise sur l’endurance, la santé du cœur, la régulation du poids.
- Training : développe la force, la puissance, protège durablement le corps.
Le choix se forge selon les envies : courir pour dépasser ses limites sur la durée, s’entraîner pour se forger une robustesse à toute épreuve. Chacun avance à son rythme, aligné avec ses aspirations et son vécu.
Conseils pratiques pour progresser selon votre type de pratique
Pour progresser en running comme en training, il faut de la rigueur, mais surtout adapter chaque détail à la spécificité de la discipline. Avant de débuter, pensez à l’équipement : des chaussures à l’amorti élevé et au drop marqué pour la course à pied, stabilité latérale et semelle plate pour le training. Les modèles Nike Air Zoom Pegasus, Asics Gel-Cumulus, ou Adidas Ultraboost accompagnent les coureurs. Les adeptes de l’entraînement fonctionnel se tournent vers Reebok Nano, Nike Metcon ou Under Armour Tribase.
Selon le type de pratique, voici les recommandations qui font la différence :
- Pour le running, structurez vos sorties : commencez par 10 à 15 minutes de marche active, allongez petit à petit jusqu’à 45 minutes, variez les rythmes pour travailler à la fois l’endurance de base et la VMA.
- Pour un training efficace, diversifiez vos exercices : poids du corps, haltères, mouvements fonctionnels. Privilégiez des séances courtes (30 à 40 minutes), intenses, en circuit ou sous forme de HIIT pour maximiser l’efficacité.
Porter des chaussures inadaptées augmente significativement le risque de blessure et nuit à la performance. Les chaussures de running supportent entre 500 et 800 km ; celles de training, 6 à 12 mois d’utilisation régulière. Ajustez votre matériel selon le terrain (extérieur, tapis, salle) et la nature de l’entraînement.
Alterner running et training permet de progresser sur tous les tableaux. Cette approche croisée limite l’ennui, protège les articulations et stimule la motivation. Les résultats ? Une résistance accrue, une musculature renforcée, moins de blessures. Le terrain le prouve chaque jour.
Ressources et recommandations pour aller plus loin dans votre progression sportive
Ce qui se passe après l’entraînement compte tout autant. L’alimentation est la base de la progression : privilégiez les protéines pour réparer les muscles, des glucides complexes pour tenir sur la durée, et une hydratation constante. Ajustez vos apports selon l’intensité de vos séances et vos objectifs, qu’il s’agisse de stabiliser, progresser ou perdre du poids.
La récupération impose ses règles. Accordez-vous des nuits complètes, ajoutez des sessions de stretching ou de mobilité, et variez la charge d’entraînement. Le repos évite les blessures, favorise l’adaptation et accélère les progrès. Un organisme fatigué stagne, quel que soit l’effort consacré à la course ou à la salle.
Pour enrichir votre pratique, voici quelques pistes à explorer :
- Appuyez-vous sur des ressources fiables : podcasts, articles spécialisés, témoignages d’athlètes en course à pied ou en préparation croisée.
- Envisagez le suivi d’un kinésithérapeute ou d’un diététicien du sport pour ajuster votre plan et progresser sans mauvaise surprise.
Les compléments alimentaires peuvent soutenir l’effort, surtout en période de charge : oméga-3 pour les articulations, magnésium pour la récupération, vitamine D pour l’immunité. Privilégiez des produits contrôlés et demandez conseil à un professionnel avant toute supplémentation.
Varier les plaisirs : natation, vélo, yoga ou marche s’intègrent parfaitement à un programme global. Cette diversité construit une base solide, évite la lassitude et affine les qualités physiques.
Dans le miroir, les résultats racontent toujours une histoire : celle de l’effort, de la discipline, et du choix éclairé. Le vrai progrès s’inscrit dans la durée, là où la régularité et l’audace dessinent un sportif qui ne ressemble qu’à lui-même.


