Comment utiliser un parachute de secours : les bases à connaître

Un pliage incorrect d’un parachute de secours réduit drastiquement ses chances de s’ouvrir de manière fiable. Certains modèles, pourtant homologués, imposent des gestes différents selon la position du pilote au moment de l’incident. La réglementation n’exige aucune formation spécifique pour le déploiement en situation réelle, malgré l’importance vitale de chaque seconde lors d’une perte de contrôle.

Les différences entre systèmes ronds, carrés et dirigés influencent non seulement la trajectoire de descente, mais aussi les marges d’erreur acceptables au déclenchement. Chaque étape, de la vérification pré-vol à l’entretien post-utilisation, conditionne la sécurité en cas d’urgence.

Les différents types de parachutes de secours et leur fonctionnement en parapente

Choisir un parachute de secours en parapente n’a rien d’anodin. Trois grandes catégories dominent aujourd’hui la scène : ronds traditionnels, modèles carrés et parachutes dirigés. Chacun défend ses particularités, ses compromis entre taux de chute, stabilité pendulaire et facilité de pliage.

Les parachutes ronds, fidèles compagnons de nombreux pilotes, rassurent par leur fiabilité à l’ouverture et leur mécanique simple dès la sortie du pod. Leur force : une descente quasi verticale, mais une stabilité parfois prise en défaut quand la masse d’air s’agite.

Plus récents, les modèles carrés séduisent par leur stabilité pendulaire et un taux de chute souvent plus doux. Face à une turbulence, le parapentiste bénéficie d’une descente moins agitée et d’un retour au sol plus prévisible. Leur conception moderne les rend compatibles avec la plupart des sellettes parapente actuelles, grâce à des élévateurs pensés pour s’intégrer facilement.

Quant aux secours dirigés, ils offrent un contrôle actif de la trajectoire après ouverture. Les pilotes expérimentés y voient une opportunité d’éviter les arbres ou les obstacles, en ajustant leur approche au sol. Reste alors à bien choisir sa sellette, vérifier la compatibilité avec les élévateurs et privilégier une ouverture rapide.

La gamme des parachutes de secours Gin incarne cette évolution : choix entre ronds ou carrés, taux de chute optimisés, intégration sans accroc avec la majorité des sellettes récentes. Mais rien ne remplace la répétition du geste, l’entraînement précis, pour que chaque type de secours devienne une seconde nature le jour où tout bascule.

Quand et comment réagir en situation d’urgence : conseils pratiques pour déployer son parachute de secours

Le basculement est brutal : la voile principale ne répond plus, il faut agir sans attendre. Utiliser son parachute de secours ne s’improvise pas. Ce réflexe, il s’acquiert, il se travaille, il devient une seconde peau quand l’entraînement a été suffisamment répété.

La main trouve la poignée sans hésitation. Chaque seconde pèse lourd. Saisissez la poignée, tirez le pod d’un geste ferme et lancez-le loin de la sellette et de la voile, idéalement sur un côté libre. Ce mouvement, qui paraît si simple lors des briefings, se complique vite quand la voile part en fermeture ou en vrille incontrôlée. Gardez un point en tête : il faut neutraliser la voile principale pour garantir une descente stable sous secours. Sinon, gare aux emmêlements, aux oscillations incontrôlables, au taux de chute qui s’emballe.

Avant d’agir, certains réflexes font la différence :

  • Vérifiez votre altimètre : la hauteur disponible influence la prise de décision.
  • Repérez le point de non-retour : déclenchez sans attendre si le pilotage devient impossible, le doute n’a pas sa place.
  • Après ouverture, attrapez les élévateurs pour regrouper la voile principale, si la situation le permet.

Utiliser un parachute de secours demande lucidité et méthode. Préparez soigneusement votre matériel, entraînez-vous régulièrement, visualisez chaque étape. Au sol, répéter les gestes forge des automatismes précieux. Miser sur la prévoyance, c’est refuser de laisser la place à l’improvisation.

Jeune femme inspectant un parachute dans un terrain d

Bien choisir, entretenir et s’entraîner : les recommandations des experts pour voler en toute sécurité

Opter pour un parachute de secours adapté à son PTV (poids total volant) et à sa sellette parapente ne se résume pas à une simple formalité. Tous les spécialistes s’accordent : l’harmonie entre la voile principale, la sellette et le secours influence directement la stabilité pendulaire et le taux de chute lors du déploiement. Misez sur un modèle récent, homologué pour le parapente, et qui garantit une ouverture rapide et fiable.

Le pliage du parachute de secours reste le socle de la sécurité. Respectez à la lettre les consignes du fabricant pour chaque méthode de pliage. Un pliage parachute mal réalisé peut empêcher l’ouverture, avec toutes les conséquences que cela suppose. Les professionnels, en France et notamment à Annecy, recommandent un repliage du parachute de secours tous les 6 à 12 mois. Cette opération, simple en apparence, mérite souvent l’œil d’un spécialiste ou d’un moniteur aguerri.

L’entraînement au déclenchement s’anticipe. Les exercices de simulation, sur sol, en gonflage ou lors de stages spécifiques, facilitent l’automatisation des gestes, la recherche précise de la poignée, la coordination avec la sellette. Pour structurer votre routine de sécurité, gardez en tête ces points clés :

  • Vérifiez l’état et la compatibilité de votre parachute secours parapente et de la sellette ;
  • Respectez les délais recommandés pour le pliage parachutes secours ;
  • Entraînez-vous régulièrement au déclenchement, même à l’entraînement.

Rien ne vaut la répétition, ni la vigilance lors du contrôle du matériel. L’expérience s’accumule, préparation après préparation, vol après vol, pliage après pliage. Voler serein, c’est aussi avoir gravé dans ses réflexes tout ce qui peut sauver le jour où l’imprévu frappe.